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Patrimoine et paysages

L'église Saint Vigor

Construite dès le 12e siècle grâce à la générosité du seigneur Guillaume de Saint-Jean, la petite église ne garde rien de l'édifice d'origine. 
Sa façade, très élégante, est constituée d'un porche nous offrant un bel arc brisé, encadré de deux contreforts massifs, au dessus duquel trône une petite statue de Saint-Fiacre sur son support en granit. 
Célèbre dans la région pour son "clocher" si particulier, en fait un campanile, l'église Saint-Vigor est désservie par la paroisse de Sartilly.
Ce qui confère tout son charme à l'église, c'est son campanile, dont l'histoire est mouvementée : le 10 octobre 2000, la foudre s'y est abattue. Les champelais ainsi que la municipalité se sont mobilisés financièrement " pour que les cloches sonnent à nouveau " (J.C. Frémont) et des fonds ont été récoltés par l'Association pour le sauvetage de l'église de Champeaux (APSEC) ; depuis, le petit campanile coiffe de nouveau l'église et lui donne toujours autant de caractère...
Jean Christophe FREMONT a écrit « Histoire et Architecture de l’Eglise de Champeaux »en 1995. C’est un ouvrage qui nous fait découvrir à travers de nombreux témoignages l’historique de l’église, mais aussi son
architecture dans le détail, sa datation, le sinistre incendie de 1911 et les changements qui en ont découlé. Tout ce travail de recherche était inscrit dans le contexte de la reconnaissance du catholicisme en Normandie. Jean-Christophe FREMONT s’est aussi attardé à nous faire découvrir la Léproserie de Saint Blaise dont les vestiges sont visibles à l’entrée de la commune. Ce travail d’historien, inspiré par la monographie d’Henry LAISNEY a duré plusieurs années bien avant la création de l’APSEC (Association Pour le Sauvetage de l’Eglise de Champeaux) en 2000 après que la foudre eut frappé le 10 octobre le campanile et détruit, à nouveau, une partie de l’église. 

 

 

Le Sol Roc

Pendant très longtemps la falaise n'a pas été construite par absence d'adduction d'eau. Des droits de passage et de rares chemins de terre assuraient la desserte de la portion cultivée.
"Six sentiers de chèvres : Dégouttards, Fanouillet, Sol-Roc, des Granvillaises, de la Fontaine et Casse-Cou dégringolaient jusqu'au rivage. Seul le sentier du Sol-roc plus large et moins abrupt que les autres permettait la remontée de charges à dos d'ane ou de cheval...
C'est juste avant la première guerre mondiale qu'un lotisseur a fait la proposition suivante: "moyennant la cession de toutes les falaises au prix de 0,30 F le mètre carré, payable à la commune après revente à des particuliers, il s'engageait à effectuer la descente à la mer et deux routes qu'il allongerait au fur et à mesure des besoins et qui reviendraient à la commune avec toutes leurs installations une fois terminées" Henry Laisney -Petit historique de Champeaux -1978-
Mais la guerre vint interrompre ce beau projet. La paix a permis de reprendre le chantier. Vers 1930 seules quelques "villas" étaient construites après pas mal de surprises et d'éboulements, et un procès avec le constructeur.
 Après la deuxième guerre mondiale, le quartier n'avait toujours pas d'adduction d'eau. et il fallut attendre la reprise des travaux pour que l'eau arrive enfin dans les falaises.
Mais "le classement définitif des falaises et l'interdiction absolue d'y construire vint ruiner l'espoir de ceux qui l'attendaient pour rélaiser leur rêve". Henry Laisney -Petit historique de Champeaux- 1978.

Le Lavoir de la Basse-Eau

« Il existait aussi à la Basse Eau face au lavoir, en bas de la route du Hamel, deux alambics en cuivre rouge chauffés au bois. Les agriculteurs y faisaient transformer leur cidre en calvados. Il y avait un abri pour y casser la croûte car il ne fallait pas quitter la surveillance des cuves… ». (Annette VIGOT)

En 2004 et 2005 après plusieurs demandes de Champelais pour rénover le lavoir de la Basse-Eau, Albert FONTAINE, Yves PLAINE, Claude GOSSET, Bruno BELLOIR, Pascal ROBIN et Michel DUCHAUX ont bénévolement déposé l’ancien lavoir et construit celui que l’on connait aujourd’hui. 

 

Les croix

 

La tombe sarcophage de Messire de la Hache

« Comme beaucoup d’églises de France, celle de Champeaux possède son cimetière autour de l’édifice.
Trois tombes attirent l’œil. La plus ancienne date du XIXème siècle : une tombe sarcophage entourée d’une clôture de fer forgé. Le dernier seigneur de Champeaux, Messire de la Hache, y repose… »
Jean-Christophe FREMONT

La tombe sarcophage de Messire De La Hache a été rénovée à l'été 2014.
Elle est classée à l’inventaire des monuments historiques de Basse -
Normandie.